Statue de reliquaire Fang Byeri, Gabon - Lot 182

Lot n° 182
Aller au lot
Estimation :
150 - 250 EUR
Statue de reliquaire Fang Byeri, Gabon - Lot 182
Statue de reliquaire Fang Byeri, Gabon Représentée assise, cette figure africaine masculine était destineé à être fichée par le pédoncule postérieur sur le panier abritant les reliques des ancêtres. Coiffée d'un cimier oblong retombant entre les omoplates, cette effigie d'ancêtre dotée d'un long buste affiche un visage concave dans lequel sont serties des pupilles de laiton. L'un des pieds a été restauré. Bois érodé,mat, résidus de poudre d'écorce ocre. 

65 x 20 cm Chez les Fang du Cameroun et au Gabon, chaque famille possède un "Byeri", ou boîte reliquaire, dans laquelle les ossements des ancêtres sont conservés. Ces boites étaient gardées par le plus vieil homme du village, l'"esa". Les boîtes reliquaires étaient surmontées d'une statue ou d'une tête qui agissait comme gardien des boîtes "byeri". Celles-ci étaient conservées dans un coin sombre de la case, et étaient destinées à détourner vers quelqu'un d'autre les influences maléfiques. Elles étaient également utilisées durant les cérémonies d'initiation des jeunes gens liés à la société "So". Pendant les fêtes, les statues étaient séparées de leurs boîtes et portées en parade. L'ethnie Fang, établie dans une région s'étendant de Yaoundé au Cameroun jusqu'à Ogooué au Gabon, n'a jamais eu d'unité politique. La cohésion des clans était maintenue par l'intermédiaire des associations religieuse et judiciaire telles que le so et le ngil. A la suite de son périple dans la région en 1851, Paul du Chaillu dresse un portrait des Fang dans son ouvrage intitulé Voyages et aventures en Afrique équatoriale. Son récit, longtemps considéré comme fallacieux, y dépeint les Fang comme des sauvages belliqueux, superstitieux et anthropophages. Ce n'est que plus tard que la justesse de son témoignage sera admise et reconnue par ses pairs
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue